Guides des Maladies

Rabougrissement jaune des cucurbitacées (CYSDV)

Agent pathogène

CYSDV – Virus du rabougrissement jaune des cucurbitacées (Cucurbit yellow stunting disorder virus)

Vecteur

Aleurode du tabac (Bemisia tabaci biotypes B et Q)

Répartition géographique

Mondiale

Symptômes

On pensait auparavant que le CYSDV touchait uniquement la famille des cucurbitacées, cependant on reconnaît aujourd’hui que le CYSDV infecte aussi des espèces cultivées et des adventices comme la luzerne, la laitue, le haricot mange-tout, la mauve sauvage (Malvella leprosa) et le physalis. Les symptômes se présentent initialement sous la forme d’une tâcheture internervaire sur les feuilles plus âgées, puis ils s’intensifient au fur et à mesure que la plante gagne en maturité et deviennent systémiques à travers celle-ci. Les nervures restent relativement vertes tandis que le reste de la feuille jaunit. Les feuilles peuvent s’enrouler vers le haut et deviennent cassantes. Le melon et le concombre présentent les symptômes les plus sévères, que l’on peut confondre avec une carence en éléments nutritifs ou d’autres virus responsables de jaunissements. Les fruits du melon ne présentent pas de symptômes évidents, quoique leur teneur en sucres puisse être réduite considérablement.

Symptômes du CYSDV sur feuilles de melon. L’apparition de tâches (photo de gauche) pouvant évoluer en « fausse chlorose » (photo de droite) (Source : Judy Brown) Symptômes du CYSDV sur feuilles de melon. L’apparition de tâches (photo de gauche) pouvant évoluer en « fausse chlorose » (photo de droite) (Source : Judy Brown)

Conditions favorables au développement de la maladie

Le CYSDV est transmis par un vecteur, l’aleurode du tabac (Bemisia tabaci biotypes B et Q), qui peut être transporté sur de longues distances par les courants d’air. Les foyers sont souvent associés à des niveaux élevés d’infestation par Bemisia tabaci. Le virus n’est pas transmis mécaniquement, et il n’est pas présent dans les semences ni transmis par les semences. Bemisia tabaci a besoin de s’alimenter pendant au moins 18 à 24 heures pour transmettre le virus, et la mouche peut rester infectieuse pendant jusqu’à huit jours.

Lutte

L’exclusion des insectes (en utilisant au minimum un écran 50–52 mesh/297 microns) et la mise en place d’un programme de pulvérisation d’insecticides à titre préventif dans les pépinières où sont cultivés des plants à repiquer peuvent aider à minimiser les infestations par la mouche blanche. Les pièges adhésifs jaunes sont utiles pour surveiller la présence de Bemisia tabaci. Luttez contre les adventices pour éliminer les sources potentielles d’inoculum. Pour la production en plein champ, l’exclusion du vecteur en début de saison au moyen de tunnels en filet ou P17 peut retarder l’infection par le virus. L’application d’insecticides pour lutter contre la mouche blanche n’est pas une méthode efficace de contrôle de la propagation du virus en plein champ. Des variétés présentant une résistance au CYSDV sont disponibles dans le commerce pour le concombre, mais pas encore pour les autres cucurbitacées.

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